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Actualité

Réflexions pour la moi de 20 ans

photo : courtoisie MCC

BLOGUE CRUL / par Marie-Christine Chartier • posté le jeudi 25 mars 2021

 

Réflexions pour la moi de 20 ans

Du haut de mes (presque) 30 ans et de toutes mes années d’études (bac, maîtrise et doc en cours), je peux enfin réfléchir un peu sur mon parcours. Récemment, je me posais la question  « Qu’est-ce que je me dirais, à 20 ans, si j’avais la chance de le faire? » Étonnement, la réponse était plus simple que je le pensais.

Prendre son temps

 

La première chose que je réalise, c’est combien j’étais pressée. Je voyais mon parcours scolaire comme une série d’étapes à franchir, pas comme un processus qui peut prendre du temps, où c’est correct de se tromper, de changer, de recommencer. Je voyais les crédits à terminer avant d’avoir atteint le fameux diplôme, pas tout ce que j’apprenais au fil de la route. Je voyais les changements et les inattendus comme des erreurs de parcours, comme des obstacles dans le cheminement et non comme des opportunités d’apprendre. Je pense que si j’avais été plus patiente, si je m’étais plus questionnée sur les cours qui me rendaient heureuse versus ceux que je prenais parce qu’ils faisaient partie du cursus, mon parcours scolaire serait peut-être bien différent aujourd’hui. Je ne regrette rien, mais c’est ça reste quelque chose à penser, si on a la chance d’être encore en position de le faire.

Nourrir sa curiosité

 

Cette curiosité, j’aurais aimé la nourrir encore davantage. Je pense que bien souvent des étudiants refusent d’aller vers des domaines qui les intéressent parce qu’ils ne sont pas lucratifs ou parce qu’il y a moins de débouchés, etc. Aujourd’hui, j’ai une carrière qui n’existe pas vraiment sur papier, je me la suis construite. Et, ça, c’est parce que j’ai suivi ma curiosité. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’oser aimer plusieurs domaines, d’aller vers ce qui nous intéresse vraiment. Les débouchés, étonnamment, on est capable de se les créer par la suite. C’est OK d’aller en dehors des sentiers battus. Je suis allée à l’école privée au secondaire où tout le monde allait devenir soit avocat, ingénieur ou médecin. Je ne suis rien de tout ça, mais je suis heureuse. Je crois que c’est le plus important.

Aimer ce que l’on fait

Ça, c’est vraiment le point le plus marquant. J’ai suivi tellement de cours parce que je pensais que c’était ce qu’on attendait de moi, parce que c’était ce qui était beau sur papier, mais qui ne me procurait pas de bonheur, d’intérêt. Aujourd’hui, je sais combien c’est important d’aimer ce que l’on fait. Après tout, on passe nos vies à travailler. Il faut écouter notre cœur parfois, même si c’est souvent la tête qui parle dans le milieu de l’éducation. Il faut laisser son cœur avoir une voix.